Vendredi 17 avril 2009
16/04/2009

Sarkozy se voit en maître du monde

Agapes. Le Président déjeunait hier avec des parlementaires de toutes tendances.

MATTHIEU ÉCOIFFIER et FRANÇOIS WENZ-DUMAS

Nicolas Sarkozy lors de son discours de clôture du G20 à Londres le 2 avril.

Nicolas Sarkozy lors de son discours de clôture du G20 à Londres le 2 avril.
(REUTERS)

Festival de «moi je» hier à l’Elysée. De l’entrée au dessert, des tomates mozzarella à la mousse aux éclats de fruits et de chocolat, la vingtaine de parlementaires de tous bords conviés à déjeuner par le chef de l’Etat pour discuter régulation du capitalisme et paradis fiscaux ont eu droit, selon un convive, à «du Nicolas Sarkozy à 200 %, c’est-à-dire étrangement proche de sa propre caricature. On était en petit comité mais il parlait comme à la télé ou à un meeting de l’UMP !»

Ces députés et sénateurs que recevait le président de la République font partie d’un groupe de travail original constitué en novembre pour réfléchir sur la crise financière internationale. Ce club composé de 12 députés et 12 sénateurs, a donc décidé à l’issue du déjeuner de se baptiser «G24». «Le G24 est bicaméral et multipartis» , résume Hervé Mariton (UMP), qui est avec Jean-Pierre Brard (apparenté communiste), Jean-Pierre Chevènement (MRC), Henri Emmanuelli (PS) ou Nicolas Perruchot (Nouveau Centre) un des piliers de cet aréopage placé sous la double responsabilité des deux présidents des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, le socialiste Didier Migaud et le centriste Jean Arthuis.

Obama. Arrivé un peu en retard dans la petite salle à manger, le Président «a tenu sa promesse de nous informer du contenu du G20. Il nous reverra avant le prochain conseil européen de juin» , raconte un participant. Et s’il «a été plus bavard que d’habitude» , il a mené son débriefing tambour battant, tutoyant les uns, charriant les autres, tout en tapotant ses SMS, ravi de se mirer dans la vitrine de cette mini-union sacrée face à la crise.

En plat de résistance, les premiers pas de Barack Obama sur la scène internationale. «Obama est un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position», assure Nicolas Sarkozy. Et il «n’est pas toujours au niveau de décision et d’efficience», dont lui-même ferait preuve. Exemple : la taxe carbone. Compte rendu, version Sarkozy, de son échange avec Obama sur le sujet : «Je lui ai dit : "Je crois que tu n’as pas bien compris ce qu’on a fait sur le CO2. Tu as fait un discours, il va falloir des actes." Le pack énergie-climat que j’ai fait adopter sous la présidence française [de l’Union européenne, ndlr] prévoit en 2020 une baisse de 20 % des rejets de 1990. Nous, en Europe, il y a des sanctions contre les Etats et les entreprises. Lui, il s’engage seulement à revenir au niveau de 1990 et il n’y a pas de sanction.»

Nicolas Sarkozy tape aussi sur José Manuel Barroso, le président de la commission européenne, «totalement absent du G20». Angela Merkel ? «Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position», s’autocongratule le Président.

Après ce compte rendu très personnel du G20, on passe aux choses sérieuses : la régulation du système bancaire et les paradis fiscaux. Nicolas Sarkozy propose de «créer un véhicule pour mutualiser les actifs pourris des établissements bancaires» , afin de ne pas refaire comme naguère avec le Crédit lyonnais une bad bank chargée d’écouler les actifs douteux. En même temps, il fait l’éloge de la titrisation, pourtant à l’origine de la crise américaine. «Il y a eu des excès, mais il faut la faire repartir», lâche Sarkozy. Henri Emmanuelli objecte un «ça se discute». «Henri, toi qui as été banquier, tu le sais très bien. La titrisation a permis le développement du monde depuis vingt ans», réplique le chef de l’Etat. «Je vais exiger de la Commission européenne que les banques aidées ou nationalisées cèdent des actifs, comme j’ai été obligé de le faire quand j’ai acheté 22 % du capital d’Alstom», poursuit-il, évoquant l’opération qu’il avait réalisée en 2004 lors de son passage au ministère de l’Economie.

Le centriste Jean Arthuis s’inquiète du coût pour le contribuable ? «S’il y avait une solution plus simple, je pense qu’on me l’aurait dite», appuie Sarkozy. Quand Jean-Pierre Brard tente une percée sur le terrain du pouvoir d’achat, il se fait aussitôt rembarrer : «On ne va pas parler de ça. On ne va pas retomber dans la politique politicienne !»

Au moment du dessert, Nicolas Sarkozy se fait servir «une compote de pomme comme un enfant», s’étonne le député (Verts) François de Rugy. En guise de douceur, le président de la République ne résiste pas à informer ses convives que «le gouvernement espagnol vient d’annoncer la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Et vous savez qui ils ont cité en exemple ?» «On peut dire beaucoup de choses sur Zapatero», remarque Emmanuelli. «Il n’est peut-être pas très intelligent. Moi j’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle», s’amuse Sarkozy en allusion à Lionel Jospin. Avant de revenir à son sujet de prédilection : «D’ailleurs, dans ma carrière politique, j’ai souvent battu des gens dont on disait qu’ils étaient plus intelligents et avaient fait plus d’études que moi.» «On a pensé à Villepin», lâche un convive. Conclusion du Président : «L’important dans la démocratie, c’est d’être réélu. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois.»

«Bolchevik».Avant de se séparer, le locataire de l’Elysée a promis aux élus du «G24» de les inviter pour un quatrième déjeuner en juin. Les deux premiers ont eu lieu début novembre 2008 et le 30 mars dernier. Incorrigible provocateur, Jean-Pierre Brard n’a pas pu s’empêcher de faire remarquer au rapporteur (UMP) du budget au Sénat, Philippe Marini, qui prônait la régulation qu’il allait «lui aussi devenir bolchevik». «J’ai toujours été antibolchevik !» s’est défendu le sénateur de l’Oise. «Et cette cravate rouge ?» lui a répliqué le député de Seine-Saint-Denis.

Par SIPM/FPIP
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Vendredi 17 avril 2009

Philips lance mercredi une vaste opération Senseo. Pas pour vendre davantage une de ses célèbres machines à café mais pour la rappeler. Le géant électronique néerlandais a en effet annoncé mardi  qu'il rappelait plus de sept millions de machines en raison d'un défaut de sécurité.La décision a été prise après que "quelques" personnes eurent subi de légères blessures en raison d'un défaut qui peut provoquer l'explosion de l'appareil, a déclaré le porte-parole de Philips. Il y a eu dix-sept incidents recensés, selon lui.

 

"Dans ces machines, il y a un risque d'une forte calcification qui provoque une montée de pression, ce qui, conjugué à un dysfonctionnement électrique, peut provoquer une séparation de la bouilloire du reste de la machine", a-t-il précisé. Il a toutefois souligné que le risque était de moins de trois sur un million et que les personnes affectées avaient subi de chocs émotionnels, des commotions et des égratignures.
 
Le rappel concerne quatorze modèles de la gamme Senseo, tous fabriqués entre juillet 2006 et novembre 2008 et vendus en Allemagne, en Autriche, en Belgique, au Danemark, en France, en Hongrie, en Irlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Les les numéros de série concernés sont : "HD7805, HD7810, HD7811, HD7812, HD7814, HD7816, HD7820, HD7822, HD7823, HD7824, HD7830, HD7832, HD7841 et HD7842". Dans ses résultats trimestriels, la compagnie a annoncé avoir inscrit à son budget 30 millions d'euros pour le rappel et la réparation des machines

Par SIPM/FPIP
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Vendredi 17 avril 2009
Protégez votre domicile contre le cambriolage

· Nos conseils

Equipez votre porte d'un système de fermeture fiable, d'un viseur optique, d'un entrebâilleur.

Protégez vos fenêtres et ouvertures à l'aide de volets, grilles, barreaux. Un système d'alarme peut toujours être utile.

Fermez votre porte à double tour lorsque vous êtes chez vous.

N'inscrivez pas vos noms et adresse sur votre trousseau de clés.

Ne laissez pas vos clés sous le paillasson ou dans la boite à lettres.

Laissez un double chez une personne de confiance.

Changez votre serrure si vous avez perdu vos clés.

Placez vos bijoux et valeurs en lieux sûrs (les piles de linge sont les cachettes les plus connues).

Certains cambrioleurs utilisent des signes de reconnaissance tracés au stylo, au crayon ou à la craie. Si vous voyez de tels signes, recopiez-les sur un papier, effacez-les et parlez-en aux policiers ou aux gendarmes de votre secteur.

· Que faire en cas d'absence durable ?

Avisez vos voisins ou le gardien de la résidence.

Votre domicile doit paraître habité : demandez que l'on ouvre régulièrement vos volets.

Signalez votre absence au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie : dans le cadre des opérations " Tranquillité vacances ", une tournée de surveillance sera alors mise en place.

Faites suivre votre courrier ou faites le prendre par une personne de confiance : une boîte à lettres débordante de plis révèle une longue absence.

Ne laissez pas de messages sur votre répondeur téléphonique qui indiquerait la durée de votre absence ou transférez vos appels si vous le pouvez.

Par SIPM/FPIP - Communauté : POLICE
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Vendredi 17 avril 2009

 Zone d’anomalie radioactive dans le département de la Marne


 le 10/04/2009

Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, a décidé de déposer plainte contre X suite à la découverte d’une zone d’anomalies radiologiques au niveau de l’étang de la Grévière à Pargny-sur-Saulx, département de la Marne.

Pour Jean-Louis BORLOO : « je découvre avec stupéfaction que de tels actes ont pu être commis. J’ai immédiatement souhaité saisir la justice afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Je reste très attentif à la protection des habitants et suivrai de très près la procédure lancée aujourd’hui ».

Le 8 avril 2009, lors d’une campagne de prospection radiologique initiée par les services de l’Etat, l’Andra (Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs), a découvert une zone d’anomalies radiologiques au niveau de l’étang de la Grévière à Pargny-sur-Saulx. Les actions de mises en sécurité ont été immédiatement engagées.
Cette campagne de prospection radiologique a été lancée après la détection d’une autre zone d’anomalies radiologiques au niveau du lieudit « la Peupleraie » suite au témoignage d’un ancien employé de l’usine Orflam-Plast de Pargny-sur-Saulx. Ce dernier avait indiqué à l’Andra que des rebuts de traitement comprenant un matériau naturellement radioactif (le thorium 232), issus du procédé mis en œuvre à l’usine, avaient été enfouis à « la Peupleraie », en dehors du site de l’usine. Les contrôles radiologiques positifs alors réalisés ont conduit à la définition d’opérations de mise en sécurité de cette parcelle peu accessible au public.

L’étang de la Grévière a fait l’objet de contrôles radiologiques le 8 avril 2009. Ces contrôles se sont révélés positifs. En application des principes de la radioprotection, les anomalies radiologiques constatées ont conduit le maire de Pargny-sur-Saulx à interdire, par la voie d’un arrêté municipal, l’accès à cette zone, dans la journée même de la découverte des anomalies. De même, la pratique de la pêche est interdite sur cet étang pour le moment par précaution.

Ces mesures de mise en sécurité du public étant réalisées, des investigations plus poussées seront menées sous l’égide des services de l’Etat, notamment pour cartographier de manière précise les anomalies radiologiques et pour statuer sur l’éventuelle contamination des eaux de l’étang, des sédiments et des poissons.

Les services de la sous-préfecture de Vitry Le François sont mobilisés sur le suivi de ce site.

Pour information : L’ex usine Orflam Plast à Pargny-sur-Saulx

La société Orflam-Plast, placée en liquidation judiciaire en février 1997 a cessé ses activités à cette date. Cette société qui fabriquait des briquets a laissé un site "orphelin" et des résidus radioactifs (thorium), issus de la transformation de minerais, dans les bâtiments et de part et d’autre des berges de la Saulx (rivière classée en première catégorie piscicole).

Dès 1997, différents travaux de mise en sécurité du site et d’élimination des déchets ont été menés par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et par l’ANDRA (Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs) à la demande de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) et en accord avec le ministère du développement durable. Les travaux ont consisté à évacuer les déchets conventionnels et les déchets radioactifs et à isoler les matériaux radioactifs présents le long des berges par un écran imperméable. Ces travaux se sont achevés en fin d’année 2005.

Le site d’Orflam-Plast fait l’objet d’une attention particulière de la DREAL qui réalise chaque année plusieurs inspections de ce site dont l’Etat vient de devenir propriétaire (3 inspections en 2008, 4 en 2009 à ce jour) Cette présence a permis de constater la nécessité de compléter la mise en sécurité du site et d’obtenir des financements locaux et nationaux en ce sens (sécurisation du vannage de l’usine ; caractérisation géotechnique du site de l’usine pour définir l’ensemble des scénarios visant à compléter la mise en sécurité et définir la gestion ultérieure du site). Ces études et travaux sont en cours et seront présentés le 4 juin 2009 à la commission nationale des aides dans le domaine radioactif.

Télécharger le communiqué de presse (format PDF - 75.8 ko)

Contacts presse :

Cabinet de Jean-Louis BORLOO 01 40 81 72 36

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Jeudi 16 avril 2009

Nicolas Sarkozy à Nice mardi sur le thème de la sécurité

NICE, 16 avr 2009 (AFP) - Le président de la République Nicolas Sarkozy effectuera mardi un déplacement à Nice sur le thème de la sécurité, a indiqué jeudi le député-maire de la ville, Christian Estrosi (UMP).

Au cours de cette visite d’une demi-journée, le président devrait tenir une réunion avec l’ensemble des directeurs français de Groupement d’intervention régional (GIR) ainsi qu’une table-ronde avec une quinzaine d’interlocuteurs sur le sécurité, a précisé à l’AFP M. Estrosi. Le député-maire de Nice a été chargé début avril par Nicolas Sarkozy de rédiger une proposition de loi destinée à renforcer la législation contre les bandes violentes.

Par SIPM/FPIP - Publié dans : police municipale - Communauté : POLICE
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