Jeudi 22 octobre 2009

20 coups de fouet pour 2 femmes (Soudan)

AFP
22/10/2009

Deux femmes arrêtées en juillet dans un café de Khartoum avec la journaliste soudanaise devenue activiste Loubna Ahmed al-Hussein ont été condamnées aujourd'hui à 2O coups de fouet chacune pour s'être vêtue de manière "indécente".

"En vertu des preuves montrées en cour, les deux femmes ont porté un pantalon sans porter de voile. La cour les reconnaît donc coupables, conformément à la loi sur l'ordre public", a déclaré le juge Hassan Mohammed Ali, de la Cour de Khartoum-Est. "La peine fixée est de 20 coups de fouet chacune et une amende de 250 livres soudanaises (100 dollars). Si l'amende n'est pas payée, ce sera un mois en prison", a ajouté le juge.

Les deux femmes, dont l'identité n'a pas été dévoilée, avaient été arrêtées début juillet dans un café de Khartoum en compagnie de Loubna Ahmed al-Hussein, la journaliste devenue activiste accusée en cour d'avoir porté un pantalon "indécent". Loubna Ahmed al-Hussein, dont le procès a défrayé la chronique dans la presse internationale, avait été reconnue coupable début septembre d'avoir porté un pantalon jugé "indécent" par la cour.

L'article 152 du code pénal prévoit une peine maximale de 40 coups de fouet pour quiconque "commet un acte indécent, un acte qui viole la moralité publique ou porte des vêtements indécents". L'an dernier dans l'Etat de Khartoum, région la plus peuplée du Soudan avec cinq millions d'habitants, ce sont près de 43.000 femmes qui ont été arrêtées pour des raisons vestimentaires, selon les partisans de Hussein.

Loubna Ahmed al-Hussein, dont le procès a défrayé la chronique dans la presse internationale, avait été reconnue coupable début septembre d'avoir porté un pantalon jugé "indécent" par la cour.

Elle n'avait pas reçu de coups de fouet comme le prévoit la loi, mais avait été emprisonnée après avoir refusé de payer une amende de quelque 200 dollars américains. L'association des journalistes soudanais avait payé son amende au lendemain du verdict et la jeune femme avait aussitôt été libérée.
Dix autres femmes avaient été arrêtées au même moment que Loubna Hussein et les deux femmes reconnues coupables jeudi. Elles avaient reçu dix coups de fouet chacune pour avoir porté un pantalon jugé "indécent" par les autorités.


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Jeudi 22 octobre 2009

Le Taser dangereux pour le cœur

le 22/10/09 à 8h32

Le fabricant américain de cette arme controversée admet pour la première fois qu’elle peut entraîner un "événement cardiaque négatif".

"Eviter les tirs sur la poitrine." Pour la première fois, le fabricant du Taser, pistolet à décharge électrique, a reconnu que cette arme pouvait provoquer un risque cardiaque, qualifié d’"extrêmement faible". L’entreprise conseille ainsi aux policiers qui l’utilisent de ne pas viser le thorax.

Taser International a publié mi-octobre un "guide de visée du Taser" à l'intention de ses usagers. L'entreprise américaine explique que "les recherches ont conclu que la distance qui sépare le cœur du dard d'un pistolet est le premier facteur explicatif" d'un incident cardiaque provoqué par le Taser.

Ainsi, précise le fabricant, il est préférable, "quand c'est possible, d'éviter les tirs sur la poitrine, ce qui évite la controverse sur le fait de savoir si un tir de pistolet électrique a une incidence ou non sur le cœur". Les policiers sont incités à "abaisser le point de tir lors d'une décharge frontale vers le bas de la masse", c’est-à-dire vers le bas de l'abdomen.

Cette révélation est "une bonne et une mauvaise nouvelle", selon le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot, militant anti-Taser de la première heure.


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Mercredi 21 octobre 2009

 le 21/10/2009 à 09:42 Le Point.fr

HÉRAULT

Un cambrioleur étranglé par sa victime

AFP

Un cambrioleur étranglé par sa victime

Un père de famille aurait étranglé par légitime défense un cambrioleur qui s'était introduit chez lui lundi soir (photo d'illustration). © WITT / SIPA

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Un homme de 26 ans qui s'était introduit dans une maison de Juvignac, près de Montpellier, lundi soir, pour la cambrioler et menaçait de brûler ses occupants, a été étranglé par le père de famille. Les faits se sont produits vers 23 heures dans un quartier résidentiel. Le cambrioleur, déjà condamné pour violences, a pénétré dans la maison cagoulé, ganté et armé d'un pistolet de calibre 9 mm. Il a menacé le père de famille occupant les lieux, ainsi que sa femme et leur fils de 13 ans, en les faisant coucher par terre et en les aspergeant d'essence pour leur soutirer de l'argent, selon la même source. Alors que le malfaiteur frappait la mère qui avait tenté de se lever, le père a réussi à le désarmer avant de l'étrangler en lui faisant une clef de bras.

La mère, qui avait pris la fuite avec son fils, a prévenu les gendarmes. Le père, placé en garde à vue, devait être présenté mardi au parquet qui a ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire, destinée à vérifier l'état de légitime défense, sans requérir de mandat de dépôt.

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Mardi 20 octobre 2009

Ce qu'il faut retenir de la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy

Par Kévin Deniau,  le 20/10/2009 17:03

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Nicolas Sarkozy: "Je suis là pour résoudre les problèmes".

REUTERS/Philippe Wojazer

Nicolas Sarkozy: "Je suis là pour résoudre les problèmes".

Le chef de l'Etat a dévoilé ce mardi, à Saint-Dizier (Haute-Marne) les principales mesures de la réforme des collectivités, qui sera examinée à la mi-décembre au Parlement. Un des sujets les plus attendus mais aussi les plus sensibles de la rentrée politique. LEXPRESS.fr revient sur les points à retenir du discours.

La création de conseillers territoriaux

C'est la mesure phare du projet. Les conseillers territoriaux siègeront à la fois au département et à la région.  Ils remplaceront de fait les actuels conseillers régionaux et généraux.

Pour Nicolas Sarkozy, cette solution est "la profonde originalité de la réforme". "Ce n'est la mort ni des départements, ni des régions, mais l'émergence d'un pôle région-département doté d'un outil commun", indique le chef de l'Etat.

Une décision qui devrait éliminer les "actions rivales" des départements et des régions en renforçant leur complémentarité. Toujours à en croire le chef de l'Etat, les conseillers territoriaux vont réduire de 6000 à 3000 le nombre d'élus de ces deux échelons territoriaux. "Une meilleure organisation à un meilleur coût" selon Nicolas Sarkozy.

Les conseillers territoriaux seront élus dans un canton, au scrutin majoritaire uninominal à un tour, avec 20% des sièges répartis à la proportionnelle "pour garantir le pluralisme".

"C'est un scrutin profondément démocratique, inspiré d'ailleurs d'une proposition de Léon Blum en 1926, reprise en 1972 dans le programme du Parti socialiste: toutes les voix comptent", a affirmé le chef de l'Etat.

Les 1ères élections de conseillers territoriaux auront lieu en 2014.

La clause de compétence générale

"Deuxième pilier de la réforme", la question des compétences de chaque échelon territorial. La clause de compétence générale, qui permet d'intervenir dans sur tous les secteurs, ne sera plus que le fait des communes et de l'Etat. "Entre les deux, il faut que les départements et les régions exercent des compétences spécialisées", a annoncé le chef de l'Etat, sans en dire plus.

La création d'un statut de métropole

Autre nouveauté, la création d'un statut de métropole pour les agglomérations "de plus de 450 000 habitants". Cela fait "8 métropoles potentielles", a précisé M. Sarkozy, laissant toutefois la porte ouverte à d'autres néanmoins qui sont en dessous du seuil, comme Grenoble ou Orléans.

Créées sur "le principe du volontariat", ces métropoles seront de deux types. D'une part, les "métropoles intégrées" qui pourront "exercer sur leur territoire, une grande partie des compétences du département et de la région".

D'autre part, un statut de métropoles multipolaires permettra à des villes pas forcément limitrophes "de mutualiser des moyens et des compétences, spécialement pour le développement économique et l'attractivité du territoire". Sur ce dernier cas, Nicolas Sarkozy a cité l'exemple de Nancy, Metz, Thionville, Epinal.

L'achèvement de l'intercommunalité

Actuellement, 90% du territoire est couvert par des structures intercommunales. A l'horizon 2014, le gouvernement se fixe comme objectif "l'achèvement" de cette couverture en même temps que sa "rationalisation, en supprimant les syndicats inutiles".

Le chef de l'Etat ne souhaite pas d'élections distinctes pour les communes et les intercommunalités: par un système de fléchage, un élu municipal siègera obligatoirement dans la structure intercommunale de sa ville.

La suppression de la taxe professionnelle

Sur le plan fiscal, le Président de la République a annoncé qu'il ne cèderait pas sur la suppression de la taxe professionnelle, un des sujets les plus controversés de la réforme, même au sein de la majorité.

"Il est plus simple d'attendre mais la compétitivité ne peut pas attendre" a-t-il annoncé en dénonçant "un impôt qui favorise les délocalisations".

Une suppression assurée mais la question de la compensation en contrepartie pour les collectivités semble loin d'être tranchée.

Ce projet "a suscité des inquiétudes. Nous les avons entendues. Nous travaillons donc avec le Parlement sur une nouvelle proposition, dans le respect de l'autonomie financière des collectivités locales", a-t-il affirmé.

"Je n'ai aucun doute sur le fait que nous trouverons une solution puisque nous sommes d'accord sur les objectifs et sur la force des enjeux", a rassuré le chef de l'Etat.

Enfin, Nicolas Sarkozy en a appelé à la gauche pour voter sa réforme. "Je me prends à imaginer qu'il pourrait se passer en France cette chose extraordinaire qu'on observe actuellement aux Etats-Unis, avec cette sénatrice républicaine qui vient de voter avec le camp démocrate la réforme du système de santé voulue par le président Obama. Pour justifier son vote, cette femme a eu cette formule: 'Quand l'histoire appelle, l'histoire appelle'. C'est une belle formule", a lancé le chef de l'Etat.



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Par SIPM/FPIP
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Mardi 20 octobre 2009
Mardi 20 octobre 2009

La signalisation est pourtant explicite : deux gros panneaux « sens interdit » marquent l'entrée de la rue et des lignes jaunes sur le sol signalent la présence d'un chantier sur le site de l'ancien tri postal, derrière la gare. Malgré tout, trois voitures ont bravé l'interdiction et sont garées au pied des préfabriqués. Un cas typique pour la Brigade contrôle environnement chantier, dite « police des chantiers ». Mise en place il y a un mois à Marseille, cette unité de huit policiers municipaux doit « assurer la coordination entre chantiers et espaces publics » et « garantir la sécurité des riverains » à proximité des travaux.

« La municipalité a des obligations de sécurité et les entreprises du BTP des contraintes de réalisation, d'où l'idée de mutualiser nos actions », explique Jean-Pierre Richard, président de la Fédération du BTP 13. Les agents municipaux, qui ont suivi une formation auprès de professionnels du bâtiment, jouent ainsi le rôle d'interface. Côté entreprises, ils règlent notamment les problèmes de stationnement. Côté riverains, « on nous alerte sur des chantiers abandonnés, des nuisances diverses, un balisage non respecté », explique le chef de patrouille des agents. Depuis sa mise en place, la « police des chantiers » a ainsi visité environ 140 sites et dressé une trentaine de PV seulement. « C'est un travail de médiation et de prévention avant tout », note Caroline Pozmentier, adjointe au maire chargée de la sécurité.

Cette action, inédite en France, complète le dispositif lancé il y a deux ans par la préfecture et la Fédération du BTP 13 pour la sécurité à l'intérieur des chantiers, notamment contre le vol. Là encore, priorité est donnée à la prévention. « Il y a désormais un correspondant BTP dans chaque commissariat, indique ­Gérard Suanez, brigadier-chef au bureau prévention de la Sécurité publique. Les responsables peuvent lui déclarer le démarrage d'un chantier, ce qui nous permet d'avoir un oeil dessus. Nous demandons aussi l'échéancier des travaux. Lors d'un arrivage de cuivre, par exemple, on peut accentuer nos patrouilles. » De son côté, la Fédération du BTP a mis en place des formations juridique et pratique pour sensibiliser les chefs d'entreprise et chefs de chantiers à ces questions. Une centaine d'entre eux ont suivi ces sessions en deux ans.

Source : 20 Minutes
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