L'antenne de police judiciaire d'Avignon (Vaucluse) a été saisie de l'enquête.
Le responsable de la mosquée faisait venir des filles clandestinement, souvent de condition modeste, âgées de 14 à 25 ans, à qui il promettait une vie meilleure, sous le prétexte de leur obtenir des papiers. Toutefois, on indique que la mosquée d'Orange elle-même n'est pas en cause. Une des filles recrutées avait été enfermée dans le coffre d'une voiture, pour lui faire franchir les frontières. Les jeunes filles étaient, au fil des jours, poussées à se prostituer, grâce à l'intervention de "recruteuses" habiles complices des proxénètes. Elles étaient contraintes de rembourser parfois jusqu'à 8.000 euros, soit le montant du voyage du Maroc vers la France.
Le principal suspect, qui dirigeait la mosquée depuis trois ans, s'était constitué un solide patrimoine immobilier composé de dix appartements et d'une maison de 300 mètres carrés. Il mettait les biens à disposition des filles, tandis que ses trois fils lui servaient de lieutenants.
Les dix personnes interpellées devraient être présentées ce vendredi à un juge d'instruction d'Avignon pour "aide au séjour irrégulier, proxénétisme aggravé et blanchiment d'argent" au terme
des 96 heures de garde à vue.
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