Partager l'article ! COLMAR: durcissement du mouvement à la police municipale: Colmar (68), les policiers municipaux seront en grève jeudi 18 novembre pour dénonce ...
Les policiers municipaux de la ville de Colmar seront en grève jeudi 18 novembre. Ils comptent dénoncer les méthodes de leur chef de service et réclamer l’ouverture d’une enquête par l’Inspection Générale de la Police Nationale.
Selon L’Alsace, les « dérapages » du chef de service de la police municipale de Colmar continuent de faire des vagues. L’intersyndicale locale qui soutient les policiers municipaux en colère, (Syndicat national des policiers municipaux affilié CFTC, autonomes de la FA-FPT, CFDT) vient de déposer un préavis de grève pour jeudi prochain.
Une quinzaine de fonctionnaires au moins, sur la vingtaine que compte le service, devrait débrayer de 13h30 à 15h30. Ils recevront le renfort d’une petite délégation de collègues de Strasbourg, Metz et Mulhouse.
La date et l’heure du débrayage n’ont pas été choisies au hasard puisqu’une visite du procureur de la République Bernard Lebeau est prévue au même moment au centre de vidéosurveillance de la Ville. Or le détournement d’images de vidéosurveillance est au cœur du dossier, les fonctionnaires estimant avoir été « fliqués » par leur supérieur.
Depuis, ce dernier aurait fait l’objet d’un avertissement. Pas suffisant pour les syndicats, qui demandent « l’ouverture d’une enquête sur le dysfonctionnement et les dérives » constatés, avec « des sanctions à la hauteur des faits ». Un courrier a d’ailleurs été adressé au procureur pour lui demander officiellement de se saisir de l’affaire et de confier l’enquête à l’inspection générale de la police nationale (IGPN). En attendant des conclusions, les syndicats réclament « la suspension de l’agrément judiciaire » du chef de service.
L’intersyndicale évoque aussi « les pressions et menaces » dont les policiers municipaux auraient fait l’objet de la part de leur supérieur. Elle réclame le « soutien » du maire, ainsi que la « protection fonctionnelle » des agents menacés de mort, avec le dépôt de plainte par la Ville. « La Ville a ce devoir de protection fonctionnelle, commente Frédéric Foncel, vice président national du SNPM-CFTC. Le premier adjoint avait dit qu’il ne laisserait pas menacer ses agents, mais visiblement, rien n’a été fait. »
Jeudi, les grévistes manifesteront devant la mairie, avant de se rendre au parquet, puis peut-être à la préfecture, pour saisir toutes les autorités compétentes. D’autres actions sont envisagées si aucune enquête n’est ouverte.
Si les policiers municipaux dénoncent les « méthodes de management » de leur supérieur, le vase a débordé le 8 septembre. Ce jour là, un des chauffeurs du petit train vert, régulièrement verbalisé, sort de ses gonds et menace de mort les fonctionnaires. Selon les syndicats, le chef de service aurait voulu « étouffer l’affaire » en refusant l’interpellation de l’individu et en réécrivant la main-courante rédigée par un des policiers. Il aurait outrepassé ses droits en récupérant la vidéo de l’intervention filmée par les caméras de surveillance de la Ville. Une procédure normalement réservée aux officiers de police judiciaire. Les policiers dénoncent un flicage ».
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